<tr bgcolor="#872B06"> <td>&nbsp;</td> <td height="25" bgcolor="#872B06" class="menu"><div align="left">La chorale</div></td> <td height="25" bgcolor="#872B06"><img src="http://www.afrikara.com/Images/ic_chorale.gif" width="29" height="15"></td> </tr>
ACCUEIL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
abosolo.com
Société & Politique sur Afrikara
Les derniers commentaires
  corine : témoignage sur le retour de mon ex mari ( 21 Février 2017 22H25)
Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien ent [lire la suite]
  Mindjai : Grand Medium Marabout Voyant Maitre Mindjai ( 13 Février 2017 20H26)
Le Medium Voyant Mindjai réunit pour vous les meilleurs services de Médium et occultes, reconnus pour ses dons de voyance et de révélation, la qualité [lire la suite]
  Mindjai : Grand Medium Marabout Voyant Maitre Mindjai ( 13 Février 2017 20H25)
Le Medium Voyant Mindjai réunit pour vous les meilleurs services de Médium et occultes, reconnus pour ses dons de voyance et de révélation, la qualité [lire la suite]
  Mindjai : Grand Medium Marabout Voyant Maitre Mindjai ( 13 Février 2017 20H25)
Le Medium Voyant Mindjai réunit pour vous les meilleurs services de Médium et occultes, reconnus pour ses dons de voyance et de révélation, la qualité [lire la suite]
  Mindjai : Grand Medium Marabout Voyant Maitre Mindjai ( 13 Février 2017 20H23)
Le Medium Voyant Mindjai réunit pour vous les meilleurs services de Médium et occultes, reconnus pour ses dons de voyance et de révélation, la qualité [lire la suite]
  corine : témoignage sur le retour de mon ex mari ( 02 Janvier 2017 12H10)
Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien ent [lire la suite]
  gontran hounsinou : SOLUTIONS A TOUS VOS PROBLEME DE VIE ( 03 Décembre 2016 20H47)
SOLUTIONS A TOUS VOS PROBLEME DE VIE
Grand marabout vaudou sorcier de retour d'affection rapide et immédiat
Réalise pour vous des prières de sortilè [lire la suite]
  corine : témoignage sur le retour de mon ex mari ( 15 Octobre 2016 15H50)



Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bi [lire la suite]
  lucie : marabout ( 01 Avril 2016 19H15)
Bonsoir
je m'appellé ghislaine un jour au retour du bureau mon mari a commencé par ramacé ses effets je lui ai demandé la cause il m'a dit qu'il a f [lire la suite]
  lucie : marabout ( 01 Avril 2016 19H15)
Bonsoir
je m'appellé ghislaine un jour au retour du bureau mon mari a commencé par ramacé ses effets je lui ai demandé la cause il m'a dit qu'il a f [lire la suite]
»Ajouter votre commentaire«
»Voir tous les commentaires «

Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
Autre
 

 Résultats

 Liste des sondages

De l’Audace, rien que de l’Audace 
10/06/2008

« L’Afrique est maudite ! » « Mais que vas-tu donc y faire ? » « Restes ici, au moins, tu peux trouver du boulot aisément, même si c’est très mal rémunéré, ça te permet de payer ton loyer ! »

Combien de fois n’a-t-on pas entendu cela, que l’on soit Guinéen, Tchadien, Algérien ou Nigérien ?

Loin de moi inaugurer mon premier papier sur Afrikara par une ode à une Afrique mythique qui ressemblerait à l’Eden biblique ou au nirvana des nwaleurs*. Ce serait plutôt de réalité, voire plutôt de réalisme. En effet, j’ai toujours pensé, très naïvement, que le bonheur, on peut se le bâtir où on pouvait. Peut-être où l’on veut. De même que je n’ai pas une définition exacte du mot bonheur, je n’en ai jamais trouvé non plus au mot réussite.

« Tel a réussi » « Ma réussite, je ne la vois qu’en Europe, il faut que je parte de ce pays maudit ! » ça aussi, je l’ai entendu à foison durant mes années collège, lycée et le bout de temps que j’ai passé à la fac des sciences de M’foa. Le temps est passé, de l’eau a coulé sous les ponts de Madukutsékélé et chaque fois que j’ai du monde au téléphone à M’foa, à Pointe-Noire, les plaintes sont les mêmes. Chaque fois qu’une personne arrive, c’est la même chanson : « On ne peut rien faire là-bas ! » Les retraités qui ne perçoivent pas leurs retraites après de dures années de labeur, les malades qui ne peuvent s’y soigner faute d’hôpitaux, de médicaments et de personnels soignants sont sur la même longueur d’ondes. Sauf peut-être quelques incurables qui ne doivent leur semblant de bonheur que par la grâce de cette terrible Guerre de 1997 qui a permis aux leurs (amis, relations, parents, amants etc.) de (re)venir au pouvoir et de jouir par tous les pores des bienfaits des mannes pétrolière et forestière.

 

Aussi sombre que soit la nuit, certains arrivent à trouver une éclaircie pour eux, pour les leurs, avec la plus grande honnêteté du monde, pour ne pas dire avec la plus grande pureté. Lors de la visite de ma mère, ici en France en 2006, elle me donna les nouvelles d’une jeune sœur (à l’africaine, les Occidentaux diront « cousine »), 23 ans à l’époque des faits qui avait posé des actes qui m’ont réjoui au point que j’avais pris le téléphone pour lui crier ma joie, mon bonheur de savoir qu’elle était telle que je l’avais imaginée, depuis sa plus tendre enfance : une battante ! Une véritable amazone qui aurait eu sa place dans l’armée de la reine Pokou. Une guerrière qui aurait pu sans conteste se battre comme Kimpa Vita.

 

J’avais perdu cette enfant de vue. Elle avait 12 ans en 1995 quand je quittai le pays. 16 quand j’y fis un saut de puce 4 ans plus tard, sans avoir le temps de voir toute la famille (quel est cet Africain qui peut le faire, avec nos familles élastiques ?). Après une longue entrée en matière où je me fis passer pour un de ses vieux amis (histoire de lui extraire quelque secret, comme tout grand frère qui se respecte), je me mis à la féliciter pour sa clairvoyance et son sens des affaires.

En effet, au lieu de baisser les bras comme nombre de diplômés, au lieu d’attendre sagement chez papa et maman que le boulot tombe du ciel, au lieu d’attendre qu’un hypothétique Jésus d’une énième église du réveil ne lui trouve et mari et boulot, pourquoi pas enfant, elle alla voir un voisin, agent du ministère des Finances qui vendait un vieil ordinateur d’occasion : 50.000 fcfa. Somme d’argent qu’elle… emprunta à son père (elle ne voulait pas de don…), père retraité de l’enseignement secondaire. Elle se mit à apprendre à utiliser le PC toute seul, pour l’aider dans ses études de gestion dans une école supérieure privée de la capitale, à 30.000 fcfa/mois. Arrivée à un excellent niveau de maîtrise de cet outil, elle se mit à faire du traitement de texte dans le quartier à tous ceux et toutes celles qui ne possédaient pas de PC. Avec le sous qui entrèrent, elle finit par s’acheter une photocopieuse et après en avoir maîtrisé aussi très rapidement l’usage, elle se mit à faire des photocopies pour les voisins et voisines en mal de photocopieuses. Avec cette petite manne, elle se mit à payer ses cours toute seule, comme une grande, sans l’aide de qui que ce soit. La maison des parents étant un peu excentrée par rapport à l’avenue principale (c’est une avenue très populaire dans un quartier lui-même très populaire de M’foa), elle finit par se dégoter un local en location où elle installa ses deux appareils. Elle s’y posait quand elle n’avait pas cours. Entre deux révisions, elle photocopiait, tapait ses textes. Les sous de rentrer. Elle gérait elle-même la caisse. Son grand frère, de 6 ans son aîné qui était jugé depuis des années perdu pour l’école, devenu soldat vint la suppléer de temps en temps, surtout quand elle allait aux cours (dans un quartier assez éloigné du leur). Avec le temps, de nouveaux bébés vinrent agrandir la famille pour étoffer la gamme et offrir plus de services aux clients qui ne manquent pas, du lever du jour à la tombée de la nuit. Coupures d’électricité ? Que nenni, la petite sœur prend les choses avec philosophie. Elle dont le papa souhaitait qu’elle aille faire médecine en Algérie en 2003, soit 2 ans après son bac, me parlait plutôt avec nostalgie de deux de ses frères étudiant l’un au Maroc, l’autre en Chine. L’étranger ? Peut-être un jour. Pour un 3ème cycle. Pour voir le monde. Mais sûrement pas pour s’y installer. Elle rédigeait en septembre 2006 son mémoire de fin d’études, pour obtenir son bac+5 en finances.

Ce n’était pas rose tous les jours. Mais elle s’est battue comme une lionne. S’accrochant et surmontant tous les obstacles qui se pressaient devant elle. Les garçons ? Trop admiratifs de sa « réussite », venaient plutôt dans le but de prendre… une part du butin de guerre et la traitaient de « radine », « pingre » car elle ne leur donnait pas le moindre silly**. « Je ne les regarde même pas, yaya. Ce sont tous des wouilleurs***, on les connaît ces garçons. Ils sont là à me dire qu’il faut aller en boîte, ils veulent que je leur prête des sous, que je leur en donne. Pourtant, je leur dis que je n’aime pas les boîtes, ils ne veulent rien entendre. Ils se calment seulement quand yaya**** T. est là ou quand papa vient lui aussi m’aider ! Depuis quand les filles donnent de l’argent aux garçons ? » Je vois qu’elle est très conservatrice et très près de ses sous. Elle n’a pas tort. Quand on voit comment certaines de nos aînées se sont faites dépouiller par des marchands d’illusions en n’ayant plus qu’un bout de tissu pour pleurer…

L’informel, c’est bien, mais on n’y passe que très difficilement sa vie, de façon « convenable » ? Là aussi, la jeune me surprend de plus belle : « Yaya, j’ai fait mon CV en plusieurs exemplaires et je n’ai pas hésité à faire le porte à porte de tous les ministères, des différents établissements publics et de quelques sociétés privées. Il n’y a rien pour l’instant, mais ça finira par payer ! »

Ce discours qui m’a été tenu en septembre 2006 par une gamine de 23 ans ne m’a pas coupé le souffle car j’en connais plusieurs qui se battent, chacune avec ses armes pour ne pas donner raison à S. Smith et sa secrétaire sénégalaise gagnant 50.000 fcfa/mois et posant journalièrement sa tête sur le ruban de sa machine à taper (sic !). Rien à voir avec l’image tant véhiculée de l’homme africain qui n’est pas encore entrée dans l’histoire, si chère à Henri Guaino et à son Me à penser, Nicolas Sarkozy.

2008 ? Ma petite de 25 ans est désormais fiancée (aïe !), elle fait un stage avec une promesse d’embauche qui se conclura cette année-même. Oser. De l’audace. Voilà les choses que nous devons sans cesse dire aux nôtres restés loin là bas qui désespèrent chaque jour d’avoir une vie « normale ». Une vie avec un boulot décent, plus ou moins en rapport avec leurs études. Une paie qui suit. Une paie qui récompense les efforts fournis. Quatre murs un toit. Pourquoi pas aussi se marier et avoir des enfants. Des enfants que l’on peut nourrir, soigner, éduquer, habiller avec ses moyens propres, plutôt que de tendre la main ad vitam aeternam.

Certains éternels afro-pessimistes et incrédules me diront, sûrement à raison que mon histoire est un conte de fées pour je ne sais qui, peut-être les lecteurs de Blanche neige. Ils me diront peut-être aussi « Ce genre de success story marche à quelles fréquences ? » Certes, les systèmes sont tellement vérolés qu’on est souvent persuadé que rien n’est possible si on n’appartient pas au sérail. On est souvent persuadé qu’une fille qui ne joue pas de ses charmes ou qui ne cède pas aux caprices qu’une grosse huile locale ne peut jamais s’en sortir. Ces arguments, je ne les connais que trop bien. Ces cas de figures sont légion à M’foa, à Libreville, à Dakar, à Bamako, à Paris, à New-York, mais pourtant, ils et elles existent bien, ceux qui arrivent à tirer leur épingle du jeu en pouvant se regarder chaque jour dans leur miroir sans pour autant avoir envie de lacérer la peau.

Osons !

 

 

* : Fumeurs de shit, en argot lingala

* * : Ancienne monnaie de la Guinée

*** : Flatteurs qui tirent le moindre sou de vous

**** : Grand frère, grande sœur, aîné(e), en langues d’Afrique centrale

Obambé GAKOSSO

Commentez cet article
  Nom*   
  E-mail :  
  Sujet :  
   
  Message*  
   
  Votre humeur  
Neutre Idée Question Etonné(e)
Trop drôle Mort(e) de rire Content(e) Clin d'oeil
Attristé(e) Pas content Triste Confus
Dubitatif Cool(e) Honteux Surpris(e)
abo

 
  Copyright © Afrikara.com . Tous droits réservés. R&eacute;alisation <a href="http://www.sakini.com" target="_blank" alt="Toute la Martinique" class="menu">SaKiNi.Com &reg;</a>