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Colonie française du Tchad : Retour cavalier des Européens impliqués dans le trafic de 103 enfants 
05/11/2007

Le 25 octobre 2007, à Abéché à l’Est du Tchad, les autorités locales interceptaient une opération d’envergure visant à enlever 103 enfants africains, tchadiens pour la plupart, afin vraisemblablement de les faire adopter sous différentes couvertures, par des familles françaises qui avaient monnayé cette transaction. Une dizaine de jours plus tard, après une campagne médiatique franco-française rondement menée où toute la classe politique et celle des «humanitaires» s’est retrouvée sur un même pied, pressant à la libération de Européens responsables de la tentative de trafic d’enfants noirs, le «président» Deby a fait libérer une partie des Européens inculpés. Sur ordre de qui ? De M. Nicolas Sarkozy président français, qui a fixé un échéancier de chef de colonie au représentant local en disant attendre une issue «le plus rapidement possible en termes de semaines» au général françafricain de N’Djamena, installé par la France en 1990, et qui s’offusquait quelques jours auparavant des risques de trafics d’organes, des «ONG de pédophiles».

 

Magister dixit ! Il suffit. Avec une suffisance bien connue chaque fois que des Africains viennent à être ses interlocuteurs (Mali, Bénin, Sénégal…), encore que le contexte l’ait poussé à quelques contorsions diplomatiques, le président français ne s’est pas beaucoup ému du sort des 103 petits enfants africains, faux orphelins, faux soudanais. Pas plus que les médias moralisateurs qui abreuvent l’opinion de propos fades et de diversion. Opposition (de façade) et majorité, confondues sur bien des dossiers, si ce n’est sur le principal la mangeoire, n’ont eu de cesse de réclamer la libération des inculpés blancs, accusés tout de même de charges allant de «l’enlèvement de mineur», l’«escroquerie», à la «complicité». Des victimes, africaines, très vite tout le monde s’en est royalement foutu, et à plus de dix jours de la découverte du projet macabre de traite de ces enfants nègres, ils n’avaient pas pu bénéficier du soutien d’avocats, d’auxiliaires de justice et d’assistance appropriée.

 

Pendant ce temps, la communication nationale, médias, agences de presse, diplomates, tout ce beau monde adoptait une nouvelle terminologie, celle du soutien aux ressortissants, coupables plus ou moins bénins d’une simple et sotte «tentative de transport» d’enfants africains ! Il n’a plus été question que de la libération des trois journalistes pourtant accrédités par l’«ONG» «irresponsable» dénommée Arche de Zoé en France et Children Rescue au Tchad. Une journaliste de France 3 méditerranée, en congé humanitaire et s’étant portée candidate à l’adoption, partie prenante de l’expédition, a même été considérée comme pratiquant son métier de journaliste au Tchad ! Avec les Nègres tout passe. Unanimement les grands parisiens ont décidé que tous les journalistes étaient au Tchad pour raisons professionnelles et par conséquent qu’ils devaient être relâchés, n’ayant rien à leur reprocher, que par ailleurs les membres de L’Arche de Zoé devaient aussi être jugés en France. Décision de Blancs prévalant toujours sur décision de Nègres.

Il est pourtant apparu des turpitudes dans les tiroirs de L’Arche de Zoé dédoublé en Children Rescue au Tchad, que d’autres «humanitaires» craignant pour leur image ont dénoncé, sans aller jusqu’à demander que les va-t-en humanitaire du Darfour soient jugé sur les lieux de leurs délits aggravés. Le HCR, la Croix-rouge, Unicef France ont enquêté et montré que contrairement à ce que prétendait la pseudo ONG les enfants ne venaient pas du Darfour, et n’étaient pas orphelins. Ils ont au contraire été attirés vers les centres de stockage de Children Rescue par des artifices allant de cadeaux et sucreries offerts, au mensonge consistant à promettre l’ouverture d’un centre socio-scolaire pour les enfants au Tchad. Les impétrants auraient ainsi abusé les autorités tchadiennes et même le personnel travaillant pour eux, ne leur révélant qu’au dernier moment la destination des enfants, la France.  

 

En venant pompeusement libérer des «journalistes» et des hôtesses espagnoles en deux heures de halte dans ce qui s’apparente de plus en plus grossièrement à une colonie authentique, le président français a posé un acte de clarification probablement sans précédent. Une rupture dans la façon de poursuivre brutalement avec godillots l’horreur de la Françafrique, franchissant le mur de la diplomatie des couloirs, de officines. Au diable les formes, quitte à dessaisir un substitut du procureur suffisamment candide pour croire en la souveraineté de son pays, le président tchadien suivant l’injonction française n’a pas hésité à ridiculiser sur ordre de la métropole, sa propre justice. Il a mis au travail un autre substitut un dimanche pour obtenir une «main levée de mandat de dépôt» permettant la libération de trois journalistes et quatre hôtesses espagnoles.

Les donneurs de leçons appellent les Africains, qui peinent à entrer dans l’histoire, à entrer en démocratie, en même temps ils exigent une justice d’exception pour blancs se dépaysant au sahel en trafiquant de l’enfant africain en Afrique. L’exécutif tchadien qualifié d’enfer des droits-de-l’homme ne saura plus à quel sain se vouer si la référence autoproclamée en la matière lui intime l’obligation de battre en brèche l’indépendance de la justice de son pays et surtout de rendre une justice parfaitement discriminatoire, digne des régimes d’Apartheid en accordant des droits de facto léonins aux originaires de la métropole européenne.   

 

Il reste de cette triste affaire que, quoique qu’il arrive et c’est malheureuse valable dans tous les cas de crimes odieux, sexuels, politiques commis par des Européens, des Français en Afrique, toute la classe politique, journalistique, l’élite française, impose aux plus faibles, aux anciennes colonies l’impunité et l’immunité raciale des Blancs. De nombreux cas de pédophilie d’Européens défraient la chronique en Afrique, qui se terminent en règle générale par des ex-filtrations, des extraditions, et in fine des peines symboliques quand il y en a. Bob Denard, mercenaire français et criminel de grand chemin n’a jamais été jugé en Afrique où il a commis toutes sortes de crimes et massacres pendant des décennies. La liste est longue. Bien sûr les supposés accords judiciaires bilatéraux souvent invoqués (mars 1976), et qui en l’occurrence n’ont même pas joué, le fait du prince suffisant, permettant sous condition l’extradition des Français et leur jugement en France, ont tendance à ne marcher que dans un sens. Celui autorisant des Français à perpétrer des délits et crimes en Afrique en ayant l’assurance qu’être jugé en France équivaut à un blanchiment à peine déguisé. Une justice donc pour les indigènes des colonies, une pour les citoyens de métropole. Une règle de discrimination judiciaire que la France en particulier applique avec passion et méthode, sans jamais défaillir ou si peu souvent. Le maître doit, tel est son métier, montrer régulièrement son autorité au valet, qu’importe la cause, du moment que la leçon soit entendue. Valable dans tous les codes noirs, … et encore efficace au XXIe siècle.

Chacun sait que le Tchad de M. Deby est soutenu par la France qui y fait les rois depuis un demi siècle, et que l’actuel régime a été installé à la place de Hissen Habré en 1990 à l’aide des services français. Les militaires français y mènent toutes actions de police intérieure, de renseignement, de protection du président françafricain, au nom là aussi d’un accord de défense de 1976 à qui tous les trois derniers présidents français ont fait dire ce que voulait la métropole jusqu’à M. Jacques Chirac. En raison de cette implication, intrication militaire et géopolitique au Tchad de la France, il est on ne saurait plus improbable que la France n’ait pas été au courant de l’opération de Children Rescue. Ce serait presque inquiétant compte tenu de sa présence dans ce pays, elle a soit accordé un feu orange, soit spéculé sur d’autres considérations. En revanche, voir en prime time à la télévision la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, dépendant du ministère des Affaires étrangères se vanter d’être allée au Darfour en trompant la vigilance des autorités soudanaises hôtes n’a pas dû ramener à la raison les excités et «sauveurs» d’enfants africains, affectant un mépris épidermique pour la souveraineté du Tchad.

 

La fin de la rupture sur le fond en Francafrique avait sonné depuis bien longtemps, avant l’élection présidentielle de mai 2007. Les amitiés des ténors du pré carré, vieux mais tenaces et la nouvelle direction française étant consommées. Le Gabon, par l’intermédiaire de son chef de l’Etat au pouvoir depuis 1967, avait fait savoir son amitié ancienne avec l’encore candidat Nicolas Sarkozy, qui se piquait une fois élu d’un discours historique à Dakar le 26 juillet 2007. Discours surréaliste, décalé, colonostalgique et singulièrement peu consistant en matière historique, encore commenté trois mois après.

 

Les 103 enfants du Tchad ont donné l’occasion grandeur nature, à toutes les couches politiques françaises de marquer leur soutien sans faille au néocolonialisme français en Afrique, et à leur croyance plus forte qu’elle ne se laisse imaginer, en l’intouchabilité des Blancs en Afrique quelle que soit leurs faits et forfaits. Le président français revendiquait la défense des intérêts de tous les Français «même s’ils ont fait quelque chose de mal». Et les victimes, et leurs droits, et leur intégrité ? Un Africain justiciable en France aura-t-il la chance de voir un moribond François Hollande, un temps pris à tort pour chef de l’opposition, soutenir qu’il soit jugé dans son pays en Afrique ?

Selon qu’il s’agira des Noirs d’Afrique et des Blancs d’Europe, le bon sens ne dictera jamais les mêmes prescriptions, il ne faut pas croire dans l’égalité humaine au-delà des limites des espèces très semblables en force, en domination. A bon entendeur…      

 

 

Akam Akamayong

 

 

Il est à noter la pétition lancée sur l’excellent blog du combattant Mboa Ngila, http://mboangila.afrikblog.com. Voici la présentation (extrait) qu’en fait l’auteur :

 

Arche de Zoé doit être jugé au Tchad

 

Nous Africains et Afro descendants ne saurons tolérer et accepter l'extradition des membres de l'arche de Zoé vers la France pour y être jugés alors qu'ils ont commis leur forfait en terre tchadienne.

La vie d'un enfant noir est-elle monnayable comme se sont permises certaines personnes d'aller extraire de leurs familles, des enfants sous le prétexte de leur offrir une meilleure vie en France ? Pendant que celle-ci refoule les mêmes enfants africains se trouvant déjà sur son territoire ? Le temps de l'esclavage est révolu et la souveraineté des États est une donnée réelle.

Aucune force (policière, militaire ou autre) ne pourra nous faire accepter de collaborer et d'accepter une barbarie comme celle qui avait été prévue pour ces enfants Africains. Ce que l'on ne peut tolérer pour un enfant blanc, on ne doit pas le faire supporter à un enfant Noir.

 

Signez la pétition sur http://www.gopetition.com/online/15060.html

Akam Akamayong

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